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CONFERENCE GRAND PUBLIC
Sports aquatiques : protéger les oreilles
Présentation Explication des pathologies, clefs sur les moyen de prévention et témoignages en présence de : - Pr Vincent DARROUZET, Chef de service ORL et chirurgie cervico-faciale – CHU Pellegrin – Bordeaux, - Dr Jean SAYEUX, Chirurgien ORL – Hôpital Bagatelle – Bordeaux, - Raphaël TUTENUIT, Ingénieur, conception & gestion de processus, - Lalou ROUCAYROL, Voile Course au large, - Antoine DELPERO, Longboard. Table ronde modérée par Bertrand PORTRAT, Journaliste.
Définition de l’exostose Cette pathologie de l’oreille encore méconnue touche de nombreux adeptes de sports et de loisirs aquatiques pratiqués en mer ou en piscine : surf, kite, pêche, planche à voile, natation, voile, plongée… L'exostose c'est quoi ? Les exostoses du conduit auditif externe sont les lésions bénignes les plus fréquentes de l’oreille externe. Elles forment des excroissances osseuses mamelonnées qui se développent essentiellement dans la partie moyenne et médiane du conduit, là ou le revêtement cutané est mince. Les surfeurs et les nageurs sont particulièrement exposés. L’évolution des exostoses entraîne des épisodes de rétention, des infections à répétition voire une surdité.
Symptômes les plus courants : otites à répétition, acouphènes, surdité…
Facteur déclencheurs Les exostoses se développent sous l’influence de facteurs extrinsèques.
L’irritation thermique du froid et l’irritation mécanique de l’eau provoquent la formation d’îlots ostéoïdes dans le conduit auditif externe.
Évolution L’obturation progressive du conduit entraîne une accumulation de débris et d’eau entre l’exostose et le tympan, favorisant ainsi la survenue d’épisodes infectieux.
Les exostoses peuvent être classées de manière clinique : - en fonction du degré de sténose (on utilise un calque d’évaluation pour déterminer l’importance de la sténose) : • stade 1 : moins de 25 %, • stade 2 : entre 25 et 50 %, • stade 3 : entre 50 et 75 %, • stade 4 : entre 75 et 100 %,
- en fonction des événements cliniques : • stade A : épisodes infectieux récurrents, gène à l’évacuation de l’eau, • stade B : surdité de transmission.
Une fois l’exostose diagnostiquée, il est indispensable de mettre en place une surveillance annuelle par un examen otoscopique pratiqué par un médecin entraîné. Le but de cette surveillance est de diagnostiquer les exostoses dites évolutives, c’est à dire continuant leur croissance en dépit des mesures de préventions. A chaque examen, le médecin dessine le cadre tympanique et évalue le degré de sténose grâce au calque d’évaluation, au mieux il prend une photo consignée dans un dossier patient.
Les exostoses contrôlées par la prévention seront simplement surveillées tous les ans, les évolutives seront orientées vers un chirurgien de la face et du cou sensibilisé à cette pathologie.
Prévention La prévention est indispensable pour éviter une intervention chirurgicale. Il s’agit de mesures visant à éliminer les facteurs favorisant la croissance des exostoses. La solution est simple : il faut protéger le conduit de l’eau et du froid.
A ce jour, les seules mesures de préventions efficaces des exostoses sont le port de bouchons d’oreille ou de bandeau pendant les activités nautiques. La protection devra être mise en place en dessous de 20 °C.
De nouvelles technologies de bouchons d’oreilles apparaissent sur le marché pour satisfaire le plus grand nombre en s’adaptant aux nombreuses contraintes environnementales et en respectant les attentes des sportifs : confort, respect cutanée, réduction de la perte auditive…
Chirurgie La chirurgie apparait comme la seule solution curative pour les exostoses avancées (stades 3 et 4). Il existe désormais 2 techniques : - la voie du conduit, - la voie postéro-supérieure. Dans les 2 cas, un délai de convalescence est à respecter avant de retourner à l’eau, mais ce délai est largement réduit en cas d’intervention par la technique de la voie du conduit. La chirurgie est à prendre comme une seconde chance pour le conduit mais elle ne permet pas de se passer de mesures de prévention (port de bouchons) qui doivent être adoptées même après l’opération sous peine de voir les exostoses réapparaitre.
JOURNEE MEDICALE 1er CONGRES NATIONAL SANTE & SPORTS NAUTIQUES L’exostose : vers une meilleure prévention et une prise en charge efficace
« L'exostose de l'oreille, vers une prise de conscience », tel était le titre du premier congrès Santé et Sport Nautique qui s'est déroulé le 19 mars 2010 à Biarritz au centre des congrès Le Bellevue. Cette journée centrée sur le pratiquant de Sport Nautique a réuni des praticiens français et internationaux dans une ambiance studieuse et conviviale d'échanges scientifiques et techniques. Il est très difficile aux adeptes des sports nautiques, et particulièrement du surf, d’échapper à l’exostose. Le terme de sport est sans doute réducteur pour ce qui est devenu un véritable art de vivre, tellement son influence déborde des limites des plages, tellement il concerne une population croissante et de plus en plus jeune. N’est-il pas associé dans notre inconscient collectif, comme la plongée ou le windsurf, aux vacances, au soleil, à des valeurs positives, bref au plaisir plus qu’à la souffrance ? Si l’exostose et ses complications sont assez bien connues de l’ORL, elles restent encore très mystérieuses à bien des points de vue. Cette ignorance peut tour à tour conduire les sportifs et leurs médecins à une confiance excessive ou à des inquiétudes mal fondées. L’exostose était donc la candidate idéale pour ce 1er Congrès National Santé et Sports Nautiques. Cette session de formation médicale et d’information était ciblée sur les acteurs de santé qui la prennent en charge au quotidien. Il fallait pour la première fois s’arrêter avec des médecins de tous horizons, omnipraticiens, épidémiologistes, chirurgiens, sur cette affection dont la bénignité apparente ne doit pas faire oublier les risques secondaires. Les mots information, prévention, protection étaient les mots clés de cette journée. Les pratiquants et leurs fédérations pour qui la demande est réelle et profonde y étaient associés.
Voici le résumé des communications et des différentes discussions du jour. Inauguration et ouverture de séance par le Pr Vincent Darrouzet - Chef de service ORL et chirurgie maxillo faciale du CHU Pellegrin de Bordeaux - Président du congrès.
Première communication : Epidémiologie de l'exostose du Conduit Auditif Externe (CAE) ; Dr Sylvie Maurice Tison - PH au CHU Pellegrin de Bordeaux. Source de l’enquête réalisée : GEPOS – www.gepos.fr
Il s'agit de la première étude épidémiologique de cette ampleur réalisée uniquement par le biais d'internet ; 1000 dossiers exploitables ont été recueillis sur trois sites internet pendant une période de deux mois environ. La population retrouvée est composée de 95% d'hommes et de 5% de femmes dont la majorité a entre 20 et 39 ans. Le nombre d'années de pratique est plus important dans la population masculine, les femmes elles ont en majorité moins de 5 ans de pratique. Même si le nombre de femmes n'est pas assez conséquent pour conclure il semble que la pratique du surf se féminise.
Les questions suivantes de l'étude étaient centrées sur l'exostose et les pathologies du CAE ; La plupart des exostoses sont retrouvées après une dizaine d’années de pratique. Les signes otologiques retrouvés chez les surfeurs sont différents en fonction de la présence ou non d'exostoses ; Patients avec exostose : le signe le plus décrit est la sensation d'oreille pleine, puis suivent une baisse de l’audition, des otites à répétition et des acouphènes. Patients sans exostose : le signe le plus décrit est également la sensation d'oreille pleine, puis les otites à répétition, les acouphènes et une baisse d'audition.
Avec la pratique, on note une augmentation de fréquence des otites (20% au delà de 10 ans, nécessitant des traitements et un arrêt momentané de pratique) et des acouphènes ; La fréquence de la baisse d’audition augmente avec la fréquence des exostoses ; La fréquence des exostoses augmente avec le nombre de session hivernale et le temps passé dans l’eau; La dernière question portait sur la prévention des pathologies par des protections, à cette question : - 77% des surfeurs disent ne jamais porter de bouchons, - 7% en portent en permanence surtout ceux porteurs d’exostose notamment après un premier traitement chirurgical.
Les conclusions du Dr Maurice Tison sont que l'outil internet est adapté pour ce genre d'étude car touchant une population jeune et que le même outil pourrait être utilisé pour faire passer des messages de prévention des pathologies notamment ORL chez le surfer.
Deuxième communication : Évaluations cliniques et audiologique de l'exostose ; Dr Olivier Bellec - Service ORL du Pr Darrouzet.
Les exostoses sont des excroissances osseuses, souvent bilatérales et symétriques, à base large, implantées dans la partie osseuse du CAE.
On parle de «surfer's ear» ou de «swimmer's ear» car elles ont été décrites le plus souvent dans ces pratiques sportives.
La physiopathologie est multifactorielle, le CAE est «agressé» par le froid et les turbulences engendrées par le contact de l'eau, il se produit une vasodilatation de l'épiderme et du derme local entrainant la prolifération d'ostéoblastes et ainsi la formation d'exostoses. Ces néoformations entrainent des rétentions d'eau et de corps étrangers qui entretiennent le processus.
Le début des exostoses est retrouvé entre 5 et 10 ans de pratique mais varie en fonctions des conditions de pratique (nombre et durée des sessions en eau froide inférieure à 18°).
Le diagnostic est fait par otoscopie.
Les symptômes ressentis sont divers : - sensation de plénitude de l'oreille (>80%), - on note 50% d'otalgie et de baisse d'audition - près de 40% d'otites récidivantes Dans certaines séries, les otites récidivantes représentent jusqu'à 66% des motifs de consultation suivi de près par l'hypoacousie puis les otalgies. Paradoxalement, la sensation de plénitude d'oreille n'est qu'un motif rare de consultation. Sur le plan audiométrique, peu de données sont retrouvées dans la littérature, une surdité de transmission est retrouvée tardivement pour une occlusion de plus de 90% du CAE.
Les diagnostics différentiels sont représentés par les autres excroissances du conduit (ostéome, kyste, cholestéatome, tumeur) qui sont en général uniques et unilatérales contrairement aux exostoses. L'évaluation de la sévérité est avant tout clinique, en fonction de l'obstruction, des symptômes, des complications; Le Dr Bellec rappelle qu'il s'agit d'une pathologie bénigne mais évolutive. La surveillance de l'évolution se fait grâce à des calques d'évaluation qui déterminent le degré de sténose ainsi que par la survenue d'évènements cliniques. Le Dr Bellec conclue par ailleurs qu'il s'agit d'une pathologie bénigne de diagnostic facile dont les symptômes sont tardifs du fait de son évolutivité ; la prévention en reste son meilleur traitement.
Troisième communication : Les complications de l’exostose ; Pr Valérie Franco-Vidal - CHU Pellegrin, Bordeaux.
Le Pr Franco-Vidal rappelle en début d’exposé l’évolutivité de la maladie et précise que les complications sont directement liées au degré de sténose du CAE ; La première complication évoquée est l’otite externe; La sténose entrainée par les exostoses, favorise le piégeage de l’eau entrainant une macération puis une infection, cette otite externe est responsable d’une inflammation et donc d’un oedème localisé majorant la sténose et entretenant le processus ; Le Pr Franco-Vidal précise que l’otite externe est également très fréquente chez les nageurs et autres pratiquants de sports nautiques même sans exostose, la physiopathologie de cette affection étant similaire à celle de l’exostose (microtraumatismes répétés du CAE osseux lors des baignades). Le diagnostic est simple, il existe une douleur au niveau du tragus, à la mobilisation du pavillon, une otorrhée ; l’otoscopie est douloureuse, un oedème est retrouvé, une otorrhée est présente, souvent le tympan n’est pas vu. Le traitement est habituellement local à base de gouttes auriculaires, parfois un méchage est nécessaire ; un traitement par voie générale ne sera envisagé qu’en cas de signes généraux ou d’échec du traitement local ; La baignade est contre indiquée jusqu’à la guérison complète. Deuxième complication, les bouchons de cérumen sont favorisés par la sténose et peuvent entrainer des sensations d’hypoacousie, leur extraction sera prudente ; Troisième complication, une surdité de transmission sera observée en cas d’occlusion complète du CAE par les exostoses, il faudra toujours rechercher une autre cause de surdité chez les patients dont la sténose est incomplète. Des acouphènes pourront être observés en cas de sténose complète. Egalement en cas de sténose complète, un cholestéatome compliquera rarement l’évolution des exostoses. Pour conclure, le Pr Franco-Vidal rappelle que les complications de l’exostose sont directement liées à la sténose du conduit, qu’elles sont le plus souvent bénignes mais nécessitant des soins médicaux répétés, que leur présence détermine l’indication opératoire.
Quatrième communication : Anatomie chirurgicale du tympanal et intérêt de l’étude scannographique ; Dr Xavier Barreau - service de neuroradiologie, CHU Pellegrin Bordeaux.
Le Dr Barreau débute par une étude anatomique de la zone grâce à des images scannographiques ; Le scanner ne doit pas être systématique dans la prise en charge de l’exostose mais doit avoir des indications précises essentiellement les sténoses complètes où le tympan est invisible.
Cinquième communication : Traitement chirurgical : indications et techniques, complications, précautions ; Dr Jean Sayeux - chirurgien ORL, Bordeaux.
Le traitement chirurgical est le seul traitement curatif actuellement disponible. L’exostose du CAE est une pathologie bénigne évolutive, la chirurgie ne sera indiquée qu’en cas de complications et/ou d’obstruction complète du conduit.
Le Dr Sayeux détaille une technique chirurgicale nouvellement utilisée en France, la technique par voie du conduit auditif externe. Cette chirurgie est très utilisée aux Etats Unis par le Dr Douglas Heltzer de San Diego, spécialiste de l’exostose. Cette méthode est moins invasive que les autres car d’abord direct par le conduit. Les suites opératoires sont en général simples et de courtes durées toujours en comparaison avec les autres méthodes. La chirurgie de l’exostose présente suivant les séries entre 15 et 20% de complications, le plus souvent bénignes. Ce traitement n’empêche pas la récidive en cas de nouvelles expositions aux facteurs déclenchants.
Le Dr Sayeux conclue que la chirurgie est le seul traitement curatif de cette pathologie bénigne. En tant que responsable du GEPOS (groupe d’étude des pathologies otologiques liées au surf), il préconise avec insistance le port de protection pour prévenir la survenue des exostoses.
Sixième communication : L’exostose en Bretagne ; Pr Benoit Godey - Chef de service d’ORL, CHU de Rennes.
Le Pr Godey présente une étude épidémiologique effectuée sur des surfeurs bretons ; les résultats énoncés sont comparables avec la littérature et les précédentes communications.
Un accent est mis sur la fréquence des otites externes dès que l’exostose obstrue plus de 50% du CAE. Presque 50% des surfeurs de l’étude se protègent les oreilles, surtout avec une cagoule, peu portent des bouchons. Il faut rappeler que la température de l’eau de mer en Bretagne ne dépasse les 16° que pendant les trois mois d’été. Paradoxalement on ne note pas de différence entre la population se protégeant (cagoule essentiellement) et la population n’utilisant rien. En revanche le groupe se protégeant présente moins d’otites externes. Le Pr Godey conclue que la Bretagne est un haut lieu du surf en France, les exostoses le prouvent… Il conclue également que le recul est insuffisant pour montrer un effet préventif des protections utilisées en Bretagne (essentiellement des cagoules de néoprène) sur le développement des exostoses, mais il existe un réel effet protecteur contre les otites externes. Il préconise une information vaste sur le sujet par les fédérations sportives, les clubs et associations.
Septième communication : Exostose et plongée ; Pr Philippe Bordure - Chef de service ORL, CHU de Nantes.
Le Pr Bordure débute son exposé en redéfinissant la pathologie exostose et son lien avec les activités pratiquées en eau froide même si « on a tous vu des patients sans aucune activité nautique avec des exostoses typiques mais l’eau froide représente un facteur étiologique majeur et indéniable » Il rappelle la récidive des lésions après le traitement chirurgical si l’exposition à l’eau froide persiste. La prévalence des plongeurs atteints est comparable à celle des surfeurs ; Il semble que les lésions soient moins sévères chez le plongeur (intérêt du port de la cagoule ?) ; La sévérité est plus importante chez les apnéistes que chez les plongeurs en scaphandre autonome.
Les complications infectieuses de l’exostose (otites externes, otomycoses) entrainent des arrêts de pratique répétés ; la sténose du conduit peut entrainer des difficultés pour équilibrer les pressions mais il n’apparait pas de risque accru de barotraumatisme. L’examen otologique est rendu difficile par la présence des exostoses, il est difficile de préciser l’état de la membrane tympanique. Ceci pose le problème de l’établissement du certificat de non contre indication. Le traitement est le même que chez le surfer avec les mêmes indications chirurgicales.
Le Pr Bordure détaille la technique chirurgicale qu’il utilise avec ses complications, il précise que la cicatrisation est longue car la peau du conduit est très fragile ce qui entraine un arrêt de travail prolongé chez les plongeurs professionnels ; Il rappelle en conclusion les difficultés de l’examen otoscopique alors que l’oreille est le « talon d’Achille » du plongeur et préconise de faire reconnaitre les exostoses comme maladie professionnelle.
Huitième communication : Vers un parcours de soin en ville ; Dr Julian Etchevarria - médecin généraliste.
Le Dr Etchevarria donne les résultats d’une enquête réalisée auprès de médecins généralistes du sud des landes et de la côte basque sur la prise en charge de l’exostose en ville. La plupart des médecins interrogés ont des patients atteints d’exostose dans leur clientèle, les motifs de consultations étant essentiellement liés aux complications. Moins de 70% des médecins effectuent une otoscopie systématique pour la rédaction du certificat de non contre indication à la pratique du surf ; Les critères d’orientation vers un ORL sont divers, la majorité des médecins adressent leur patient à un spécialiste lors de la survenue de complications ou pour évaluer une indication chirurgicale en fonction de la sténose ; 5% d’entre eux demandent un avis spécialisé systématique. Presque la moitié des médecins contactés ne préconisent aucun moyen de prévention, 15% conseillent une prévention systématique, les autres font en fonction de la pratique de chacun et des symptômes.
Le Dr Etchevarria nous détaille ensuite son étude sur le surfer, le nombre croissant de pratiquants, la féminisation des activités, le rajeunissement et la pratique plus sportive (entrainements fréquents toute l’année, compétitions). Ces jeunes sportifs sont peu sensibilisés à la pathologie otologique et très peu se protègent les oreilles ; Il conclue que cette pathologie est sous évaluée par les médecins généralistes qui pourraient avoir un rôle préventif très important. Il soulève également le rôle de la fédération française de surf dans la prévention des pathologies de l’oreille, peut être par une diffusion de message sur son site internet.
Neuvième communication : Prévention et comparaison des moyens existants, l’avis de l’ingénieur – M. Raphael Tutenuit (Société Sport Contrôle).
M. Tutenuit nous présente sa réflexion pour aboutir à une solution « idéale » de prévention des pathologies otologiques dans les sports nautiques. Pour ce faire il doit répondre à un triple cahier des charges, médical, sportif et technologique.
M. Tutenuit a commencé par une étude approfondie de l’oreille et du CAE, pour en comprendre les multiples contraintes, les courbures, les dimensions, la sensibilité. La difficulté technique est de satisfaire toutes ces différences à l’aide d’une protection unique, adaptée à toutes les morphologies. Cette protection doit être acceptée par le pratiquant, la deuxième réflexion a donc été de se rapprocher du sportif et de sa pratique. Il en résulte que la protection devra permettre l’audition et ne pas nuire à la proprioception. L’étude technologique a commencé par un recensement des diverses protections présentes sur le marché, une étude est réalisée sur l’obstruction, l’étanchéité, le maintien, le confort et le prix de chaque gamme de produit ; Mr Tutenuit conclue en évoquant les caractéristiques d’une protection idéale ; facilité d’introduction, étanchéité, aération, transmissions sonore et pressionnelle, tolérance cutanée,
Dixième intervention : Les sports nautiques et l’exostose, l’avis des fédérations sportives
Deux fédérations étaient représentées : la fédération de plongée par le Dr Haramendy et la fédération de surf par le Dr Durantel. Il ressort de cette discussion avec la salle, le rôle primordial des fédérations dans l’information des sportifs par le biais des sites internet, des clubs, des médecins. L’intérêt de la prévention par le port de protections auriculaires est admis par tous, le problème actuel réside dans le choix du bon « bouchon », en espérant que les travaux de l’équipe de Mr Tutenuit aboutissent à la solution. Monsieur le Pr Darrouzet conclue la journée par un nouveau message de prévention à faire passer, en rappelant que cette pathologie bénigne peut si elle est négligée entrainer des complications lourdes de soins, que la chirurgie des exostoses est une chirurgie parfois difficile aux complications non négligeables. La prévention doit être le maitre mot face à cette pathologie.
LES PARTENAIRES DU 1er CONGRES NATIONAL SANTE & SPORTS NAUTIQUES
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